{"id":774,"date":"2015-01-19T15:23:16","date_gmt":"2015-01-19T14:23:16","guid":{"rendered":"http:\/\/www.amisaintcolomban.org\/wordpress\/?p=774"},"modified":"2017-05-03T10:09:11","modified_gmt":"2017-05-03T08:09:11","slug":"nuit-du-film-darcheologie","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.amisaintcolomban.org\/wordpress\/nuit-du-film-darcheologie\/","title":{"rendered":"Nuit du film d&rsquo;arch\u00e9ologie"},"content":{"rendered":"<h2><img loading=\"lazy\" class=\"alignleft\" src=\"http:\/\/www.amisaintcolomban.net\/attachments\/Image\/Archeologie\/archeo2009\/affichette_reduite.jpg\" alt=\"Affiche frestival 2009\" width=\"350\" height=\"480\" \/>Jeudi<br \/>\n5 novembre 2009<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019association FORTIS de Besan\u00e7on, organisatrice du <a href=\"http:\/\/pagesperso-orange.fr\/FORTISARCHEO\/fortisite_fichiers\/page0003.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><strong>Festival international du film d\u2019arch\u00e9ologie <\/strong><\/a>du 13 au 18 octobre 2009, a choisi Luxeuil pour cette projection seulement 15 jours apr\u00e8s la fin du Festival et nous remercions son pr\u00e9sident G\u00e9rald Barbet pour ce choix.\u00a0Cet honneur, nous le devons \u00e0 l\u2019importance des\u00a0d\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques dans la n\u00e9cropole des premiers si\u00e8cles du monast\u00e8re de Colomban, uniques pour la r\u00e9gion et rares pour la France, au dire des arch\u00e9ologues et des historiens pour qui \u00a0la cit\u00e9 de Luxeuil-les-Bains poss\u00e8de un potentiel arch\u00e9ologique exceptionnel.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Programme<\/h2>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">L\u2019arch\u00e9ologie en 12 minutes, Jean-Paul Fargier (12\u2019)<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">De tout temps, les hommes se sont int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 leur pass\u00e9. Cependant, l\u2019arch\u00e9ologie ne s\u2019est constitu\u00e9e comme\u00a0science qu\u2019au XIXe si\u00e8cle. Depuis, elle n\u2019a cess\u00e9 de perfectionner ses techniques et ses m\u00e9thodes d\u2019analyse en s\u2019appuyant sur les sciences exactes et les sciences humaines, dans une approche globale des soci\u00e9t\u00e9s du pass\u00e9.\u00a0Sur un mode narratif original, illustr\u00e9 de nombreuses images d\u2019archives, Christian Rist et Jean-Paul Fargier nous racontent l\u2019histoire de l\u2019arch\u00e9ologie, ses enjeux et les avanc\u00e9es majeures de la connaissance qu\u2019elle a permises.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Luxeuil, le monast\u00e8re m\u00e9rovingien, J\u00e9rome Palteau (3&prime;)<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pr\u00e9sentation, d\u00e9but 2008, des sondages arch\u00e9ologiques de 2005 et 2006 sur la place de la R\u00e9publique \u00e0 Luxeuil par S\u00e9bastien Bully (arch\u00e9ologue CNRS)<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Balade dans l&rsquo;histoire de Besan\u00e7on, Patrick Nasl\u00e8s (26\u2019)<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">De Vesontio \u00e0 Besan\u00e7on,\u00a0Besan\u00e7on constitue, il est vrai, un formidable terrain de recherches pour tous les arch\u00e9ologues.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0D\u00e8s que l\u2019on creuse un trou \u00e0 Besan\u00e7on, r\u00e9appara\u00eet Besan\u00e7on\u00a0\u00bb, \u00e9crivait l\u2019Est R\u00e9publicain.<br \/>\nS\u2019appuyant sur l\u2019exposition \u00ab\u00a0De Vesontio \u00e0 Besan\u00e7on\u00a0\u00bb le magazine Fugues est parti \u00e0 la d\u00e9couverte de ses diff\u00e9rentes traces du pass\u00e9 qui vont nous permettre de comprendre l\u2019\u00e9volution de la ville au fil des si\u00e8cles.<br \/>\nDes premi\u00e8res occupations de la pr\u00e9histoire jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge du fer, la cit\u00e9 gauloise, la ville august\u00e9enne au tournant de notre \u00e8re, la ville romaine \u00e0 son apog\u00e9e, ici et l\u00e0, les vestiges, les noms des rues ou de magasins portent le souvenir de cette ville ancienne.<br \/>\nGr\u00e2ce aux images 3D, pr\u00e9sentant diverses reconstitutions num\u00e9riques de la ville romaine (George Tirologos et Antonio Gonzales&#160;: Institut sciences et techniques de l\u2019Antiquit\u00e9) et des images d\u2019archives des fouilles qui viennent illustrer r\u00e9guli\u00e8rement ce film&#160;; une ville antique, si l\u2019on se fie aux monuments encore visibles, au nom latin de Vesontio, na\u00eet sous nos yeux.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Les derniers romains, Philippe Axell et Marco Visalberghi (52\u2019)<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au d\u00e9but du Ve si\u00e8cle la Rome Imp\u00e9riale se meurt&#8230; Mais la civilisation gr\u00e9co-romaine, elle, ne s&rsquo;\u00e9teint pas pour autant. A l&rsquo;Est, pendant encore pr\u00e8s de trois si\u00e8cles, des dizaines de cit\u00e9s connaissent toujours une prosp\u00e9rit\u00e9 florissante. Une ville t\u00e9moigne \u00e0 travers ses vestiges de ce moment de l&rsquo;histoire que l&rsquo;on appelle \u00ab\u00a0l&rsquo;Antiquit\u00e9 tardive\u00a0\u00bb. C&rsquo;est Sagalassos, en Turquie. Et, paradoxe de l&rsquo;histoire, quand Sagalassos dispara\u00eetra, les \u00ab\u00a0derniers Romains\u00a0\u00bb dispara\u00eetront eux aussi. L&rsquo;\u00e9quipe du Professeur Marc WAELKENS donne sens aux vestiges exhum\u00e9s, sur un des plus vastes chantiers de fouilles de la M\u00e9diterran\u00e9e Orientale.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Lezoux, terre des potiers romains, David Geoffroy (19\u2019)<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le savoir-faire des potiers de Lezoux (Puy-de-D\u00f4me), fournisseurs de c\u00e9ramiques sigill\u00e9es dans toute l\u2019Europe gallo-romaine&#160;:\u00a0En trois petits films prenant appui sur les d\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques, est retrac\u00e9e l\u2019histoire de l\u2019implantation des potiers romains de Lezoux, Description des techniques de fa\u00e7onnage et de fabrication des d\u00e9cors de la poterie sigill\u00e9e, ainsi et de cuisson mises en \u0153uvre par les artisans gallo-romains.\u00a0Ces films sont pr\u00e9sent\u00e9s de fa\u00e7on permanente au mus\u00e9e de la c\u00e9ramique de Lezoux, village dont on a retrouv\u00e9 des productions dans toute la future Europe, tr\u00e8s loin de ce petit coin de Gaule, \u00e0 la terre si particuli\u00e8re, qui permettait de fabriquer cette sigill\u00e9e, la plus noble des c\u00e9ramiques, au rendu et \u00e0 la couleur reconnaissables entre toutes.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><em>De gallorum religione&#160;:<\/em>\u00a0Ciceron parle de la religion des Gaulois, David Geoffroy (7\u2019)<\/h3>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Quand les \u00c9gyptiens naviguaient sur la Mer Rouge, St\u00e9phane Begoin, 52\u2019<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et si les \u00c9gyptiens avaient aussi \u00e9t\u00e9 un grand peuple de marins&#160;? Pour v\u00e9rifier cette hypoth\u00e8se, une \u00e9quipe d&rsquo;arch\u00e9ologues a d\u00e9cid\u00e9 de reconstruire un navire vieux de trois mille cinq cents ans. Une aventure arch\u00e9ologique, technologique et humaine. \u00ab Il faut qu\u2019on d\u00e9couvre en un an ce que les \u00c9gyptiens ont mis des milliers d\u2019ann\u00e9es \u00e0 r\u00e9aliser \u00bb, dit une arch\u00e9ologue. Embarquez en arch\u00e9ologie exp\u00e9rimentale\u2026\u00a0Ce film a re\u00e7u le Grand Prix des trois jurys du Festival du Film d\u2019Arch\u00e9ologie de Besan\u00e7on 2009, le 17 octobre 2009.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Aux origines de l\u2019alphabet, Val\u00e9rie Girie (6\u2019)<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">En M\u00e9sopotamie, 5 000 ans avant notre \u00e8re, les scribes, pour laisser un message, tracent un syst\u00e8me pictographique qui dessine de fa\u00e7on plus ou moins symbolique des objets de leur monde. Petit \u00e0 petit, du syst\u00e8me logographique, qui note des mots, on passe au syst\u00e8me phonographique en notant des syllabes. Le syst\u00e8me reste cependant mixte, mais la part du son devient de plus en plus importante. L\u2019\u00e9criture se phon\u00e9tise en passant par le r\u00e9bus&#160;: chat + pot (dessins \u00e0 l\u2019appui) peut faire chapeau. Vers 1500 avant JC., les scribes stylisent leur \u00e9criture, qui devient cun\u00e9iforme Le scripteur passe progressivement d\u2019un dessin, au bruit du mot qui \u00ab dit \u00bb ce mot, puis utilise le bruit de mani\u00e8re ind\u00e9pendante. On r\u00e9duit de ce fait le nombre de signes, on passe des graphies figuratives \u00e0 des signes de plus en plus abstraits&#160;: l\u2019alphabet d\u2019Ougarit, codant les 30 sons de la langue, est une vraie r\u00e9volution car il fait correspondre \u00e0 chaque signe une valeur unique, celle d\u2019un son. Le syst\u00e8me fut volontairement complexifi\u00e9 par les scribes, jaloux de leur pouvoir, d\u2019o\u00f9 la perte de leur invention, qui sera r\u00e9invent\u00e9e dans la p\u00e9ninsule du Sina\u00ef (du XVIe au XVe avant J.C.) puis par les Ph\u00e9niciens vers 1100 avant J.C., \u00e0 travers le lin\u00e9aire alphab\u00e9tique, utilisant 22 lettres.<\/p>\n<h3>Le moulin de Thervay, Rapha\u00ebl Licandro (7\u2019)<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un moulin \u00e0 eau du Moyen \u00c2ge a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert \u00e0 Thervay, dans le Jura, \u00e0 proximit\u00e9 de Dole, \u00e0 l&rsquo;occasion des travaux de la future ligne \u00e0 grande vitesse.Les vestiges des installations ont \u00e9t\u00e9 mis au jour \u00e0 proximit\u00e9 du lit du Gravelon, affluent de l&rsquo;Ognon, pr\u00e8s de la Grange du Colombier, d\u00e9pendant de l&rsquo;abbaye cistercienne d&rsquo;Acey. La meunerie hydraulique du Moyen \u00c2ge \u00e9tait jusqu&rsquo;alors fort mal connue. L\u2019eau de l\u2019ancien chenal a favoris\u00e9 une excellente conservation des bois parmi lesquels plus de 250 pi\u00e8ces de moulins \u00e0 grains. Le dendrochronologue (sp\u00e9cialiste de la datation par l&rsquo;\u00e9tude de la largeur des cernes du bois) situe l\u2019abattage du bois utilis\u00e9 dans la seconde moiti\u00e9 du XIIe si\u00e8cle (1130-1160). \u00c0 partir de pales et de morceaux de jantes, il est possible de reconstituer une roue \u00e0 4 rayons, d&rsquo;un diam\u00e8tre de 2,30 m, qui comporte 26 pales \u00e0 tenons.<br \/>\nLa densit\u00e9 et l&rsquo;excellente conservation des vestiges font de ce site une d\u00e9couverte unique en Europe qui occasionne un renouvellement des connaissances sur la meunerie m\u00e9di\u00e9vale.<\/p>\n<h3>Des st\u00e8les fun\u00e9raires gallo-romaines \u00e0 Autun, J\u00e9rome Palteau (10\u2019)<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Deux cents st\u00e8les fun\u00e9raires, compl\u00e8tes ou fragmentaires, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvertes \u00e0 Autun (Sa\u00f4ne-et-Loire) en 2004 lors de la fouille d&rsquo;une n\u00e9cropole gallo-romaine. Leur quantit\u00e9 et la pr\u00e9sence de nombre d&rsquo;entre elles dans les fosses d&rsquo;inhumation, dispos\u00e9es \u00e0 plat sur les cercueils, conf\u00e8rent \u00e0 ce corpus une port\u00e9e scientifique de premier ordre. La n\u00e9cropole s&rsquo;\u00e9tend au nord-est de la ville antique, \u00e0 environ 600 m de ses prestigieux remparts.<\/p>\n<h3>Les ma\u00eetres du marbre, Costa Mahairas (32\u2019)<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Man\u0153uvrer des blocs de plusieurs tonnes, tailler le marbre\u2026 Comment faisaient les Grecs anciens&#160;? Quels outils utilisaient-ils&#160;? Combien de dizaines d\u2019ouvriers \u00e9taient-ils n\u00e9cessaires pour d\u00e9placer ces masses \u00e9normes&#160;? Quelque part en Gr\u00e8ce, trois compagnons, la soixantaine svelte, aux prises avec le banc de marbre. Leurs outils&#160;? Un burin, un marteau, des plaques et quatre coins m\u00e9talliques, une \u00e9querre rudimentaire. Coh\u00e9rence des gestes, savoir-faire ancestral, connivence, astuce. Nous comprenons subitement le grec du bavard qui dirige la man\u0153uvre. Le plus silencieux creuse les encoches, o\u00f9 s\u2019enfoncent les coins. Le marbre se met \u00e0 chanter, l\u2019aigu du d\u00e9part s\u2019accentue\u2026 et le marbre se casse, l\u00e0 o\u00f9 les comp\u00e8res l\u2019avaient d\u00e9cid\u00e9. Pas de musique de fond&#160;: le vent y suffit. Le transport&#160;? Un tra\u00eeneau rudimentaire et des rouleaux de bois, des cordes.. Une concession au progr\u00e8s&#160;: l\u2019utilisation de la poudre noire. Le bavard se tait, lorsqu\u2019il fabrique un vase avec une technique ahurissante. Le silencieux n\u2019est pas en reste, ciselant une pierre tombale, certes un peu kitch, sans mesure autre que la r\u00e8gle, au jug\u00e9, avec une dext\u00e9rit\u00e9 \u00e9poustouflante. Le marbre leur ob\u00e9it. Ethnologie&#160;? D\u2019o\u00f9 leur vient ce savoir faire&#160;? L\u2019\u00e9conomie de gestes rejoint l\u2019\u00e9conomie de moyens. La sobri\u00e9t\u00e9 des proc\u00e9d\u00e9s filmiques est \u00e0 l\u2019unisson&#160;: la magie op\u00e8re.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">500 ans de pratiques fun\u00e9raires \u00e0 Noisy-le-Grand, Cl\u00e9mence Lutz (6\u2019)<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une \u00e9quipe d&rsquo;arch\u00e9o-anthropologues (du Conseil g\u00e9n\u00e9ral de la Seine-Saint-Denis et de l\u2019INRAP) en fouillant \u00e0 Noisy-le-Grand, d\u00e9couvrent un ensemble fun\u00e9raire du haut Moyen \u00c2ge comportant 600 s\u00e9pultures. Sur cette parcelle, deux n\u00e9cropoles. La premi\u00e8re, m\u00e9rovingienne (Ve- VIIe s.), constitu\u00e9e de pr\u00e8s de 300 inhumations, est caract\u00e9ris\u00e9e par des sarcophages de pl\u00e2tre, des d\u00e9funts par\u00e9s de colliers de perles, de boucles d&rsquo;oreille, de fibules et de plaques boucles (ceinture). Les sarcophages sont regroup\u00e9s par famille ou par communaut\u00e9. La seconde, carolingienne (VIIIe- Xe s.), est marqu\u00e9e par une \u00e9volution des pratiques fun\u00e9raires impos\u00e9es par l&rsquo;\u00c9glise, la r\u00e8gle devenant celle de l&rsquo;humilit\u00e9 face \u00e0 Dieu. Progressivement, l&rsquo;organisation des s\u00e9pultures change, laissant la place \u00e0 de simples fosses. Les corps, sans aucun apparat, sont envelopp\u00e9s dans un linceul et inhum\u00e9s en pleine terre. A la fin du VIe si\u00e8cle, dans l&rsquo;Histoire des Francs, Gr\u00e9goire de Tours \u00e9voque une \u00ab villa royale \u00bb ainsi qu&rsquo;un oratoire destin\u00e9 \u00e0 la pri\u00e8re. Ce dernier est-il en relation avec le cimeti\u00e8re mis au jour&#160;? C&rsquo;est une des nombreuses hypoth\u00e8ses que les arch\u00e9ologues tenteront de cerner. L&rsquo;\u00e9tude des ossements apportera de pr\u00e9cieuses indications sur les conditions de vie de la population de Noisy-le-Grand entre les Ve et Xe si\u00e8cles&#160;: profil d\u00e9mographique, liens de parent\u00e9, maladies, carences alimentaires\u2026<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Marseille&#160;: de la cath\u00e9drale pal\u00e9ochr\u00e9tienne \u00e0 la Major, Rapha\u00ebl Licandro (6\u2019)<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">2008, esplanade de la cath\u00e9drale de Marseille&#160;: un chantier arch\u00e9ologique se situe dans le prolongement occidental d&rsquo;une importante fouille r\u00e9alis\u00e9e en 2000, lors du creusement du tunnel de la Major. D&rsquo;apr\u00e8s les donn\u00e9es recueillies lors des op\u00e9rations arch\u00e9ologiques pr\u00e9c\u00e9dentes, le quartier se serait mis en place aux V-IVe si\u00e8cles avant notre \u00e8re (occupations urbaines grecques et romaines). Le sous-sol t\u00e9moigne de la naissance du christianisme \u00e0 Marseille.<br \/>\nEn 1852, lors de la construction de la Nouvelle Major, des b\u00e2timents de l&rsquo;\u00e9glise primitive et le baptist\u00e8re pal\u00e9ochr\u00e9tien du Ve si\u00e8cle avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9gag\u00e9s. Une belle mosa\u00efque du Ve si\u00e8cle, conserv\u00e9e sur 15 m2, vient d&rsquo;\u00eatre mise au jour. Elle pourrait appartenir au palais \u00e9piscopal. Cette d\u00e9couverte est tout \u00e0 fait comparable aux sols d\u00e9cor\u00e9s conserv\u00e9s in situ \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de la Vieille Major. Un cimeti\u00e8re paroissial en activit\u00e9 du XIIe si\u00e8cle jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque moderne, est en cours de fouille. La majorit\u00e9 des corps ont \u00e9t\u00e9 inhum\u00e9s dans des fosses orient\u00e9es. Plusieurs fosses communes, dont les morts ont \u00e9t\u00e9 empil\u00e9s sans organisation particuli\u00e8re, appartiennent au XVIIIe si\u00e8cle. Elles t\u00e9moignent d&rsquo;une crise \u00e9pid\u00e9mique, sans doute celle du chol\u00e9ra de l\u2019ann\u00e9e 1720. Cesecteur, essentiel dans l&rsquo;histoire de Marseille, est le reflet des si\u00e8cles \u00e9coul\u00e9s&#160;: ville conquise, ville multiple, elle \u00e9volue, souffre, s\u2019adapte, oublie.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">La mission arch\u00e9ologique \u00e0 Lalibela, Ethiopie, Cl\u00e9mence Lutz (10\u2019)<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Inscrite par l\u2019UNESCO sur la liste du patrimoine mondial de l\u2019Humanit\u00e9, la ville de Lalibela, situ\u00e9e sur les hauts plateaux \u00e9thiopiens, rec\u00e8le des \u00e9glises monolithes du XIIIe si\u00e8cle. Creus\u00e9s et taill\u00e9s directement dans la roche, sur parfois plus de douze m\u00e8tres de profondeur, ces \u00e9difices remarquables sont sans \u00e9quivalent dans le monde.<br \/>\nUne \u00e9quipe de l\u2019INRAP a particip\u00e9, avec le centre fran\u00e7ais d\u2019\u00e9tudes \u00e9thiopiennes et l\u2019Autorit\u00e9 \u00e9thiopienne pour la recherche et la conservation du patrimoine culturel, \u00e0 la r\u00e9alisation de la premi\u00e8re carte topographique et g\u00e9omorphologique de cet ensemble architectural et de son contexte arch\u00e9ologique, outils indispensables \u00e0 la compr\u00e9hension de l\u2019histoire du site et \u00e0 sa gestion patrimoniale.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jeudi 5 novembre 2009 L\u2019association FORTIS de Besan\u00e7on, organisatrice du Festival international du film d\u2019arch\u00e9ologie du 13 au 18 octobre 2009, a choisi Luxeuil pour cette projection seulement 15 jours apr\u00e8s la fin du Festival et nous remercions son pr\u00e9sident&hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"jetpack_publicize_message":"","jetpack_is_tweetstorm":false,"jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","enabled":false}}},"categories":[19],"tags":[],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p5rJPU-cu","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.amisaintcolomban.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/774"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.amisaintcolomban.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.amisaintcolomban.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amisaintcolomban.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amisaintcolomban.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=774"}],"version-history":[{"count":4,"href":"http:\/\/www.amisaintcolomban.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/774\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4717,"href":"http:\/\/www.amisaintcolomban.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/774\/revisions\/4717"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.amisaintcolomban.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=774"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amisaintcolomban.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=774"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amisaintcolomban.org\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=774"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}